06.21.64.27.53 contact@olivierobin.com

Le Bio et sa face cachée !

Le bio se définit comme un mode de production et de transformation respectueux de l’environnement. Mais pas seulement, il doit être respectueux du bien-être animal, du bien-être humain et de la biodiversité, qui apporte des solutions viables face au changement climatique. Et ce n’est pas tout. Le Bio se définit aussi comme un art de vivre et de consommer.

L’expression « Agriculture biologique » est apparue en France dans les années 1950. Mais c’est dans les années 20 que l’agriculture biologique fait son apparition grâce aux travaux de Steiner (Allemagne) sur l’agriculture biodynamique, ceux d’Howard sur l’agriculture organique (Grande Bretagne) et ceux de Rusch sur l’agriculture biologique (Suisse). Au début des années 60, les prises de conscience commencent lorsque des alertes sont données quant aux conséquences sur la santé et l’environnement de l’agriculture intensive et des pesticides.

Manger Bio, manger Bien !

Cet adage est-il toujours d’actualité ?
Manger bio, beaucoup souhaiterait en faire leur quotidien. Et il est devenu de plus en plus facile de se fournir en aliments Bio. C’est vrai qu’elles font envie ces tomates bien rouges, de toutes les formes et avec cette odeur !!! Pour sûr, c’est aussi, normalement, la garantie d’une nourriture saine, sans pesticides, sans engrais et sans OGM. bio

Les agriculteurs français produisent  6% en bio. Mais la demande du consommateur français est de plus en plus importante. Aujourd’hui elle est estimée à 30%. Donc la majorité de la production provient de l’étranger. Le bio demande des contraintes à nos agriculteurs. Si ils veulent produire bio, et être fiers de leur produit, ils doivent respecter de nombreux critères établis par un cahier des charges agronomique. Et c’est l’organisme Ecocert qui contrôle et certifie les acteurs de la filière Bio dans tous les domaines (agriculture, cosmétiques, textiles, commerces équitables, restauration collective…).

Mais ce cahier des charges a un coût.

  • En matière première, puisqu’il faut sélectionner des semences qui seront aptes à produire des fruits et légumes généreux, sans le recours aux pesticides et aux engrais.
  • De rendement, car sans le secours des engrais, la production sera moins importante et prendra plus de temps que la culture conventionnelle, donc une nette baisse de rentabilité « au pied ».
  • En matière de personnel, car la production demande une main-d’oeuvre qualifiée et disponible aux différentes saisons (semences, entretien, récoltes…)
  • De rendement pour l’élevage des animaux, car il faut les nourrir sainement, avec des aliments bio et sélectionnés avec soin. Il faut également plus d’espace pour les laisser paître à l’air libre, espace qui pourrait être utilisé pour des cultures.
  • En temps car contrairement aux élevages industriels, les élevages bio se doivent d’être respectueux de la vie animale, de l’environnement et des cycles naturels.
  • De charges supplémentaires, car les réseaux de collectes et de distribution sont de taille modeste et ne permettent pas d’économie d’échelle importante.
  • En certification car les contrôles et accréditations sont à la charge du producteur.

Cette économie du Bio se résume donc tout naturellement par un surcoût du produit, une fois arrivé dans notre assiette. Malgré tout, ce surcoût est minimisé, car en suivant l’éthique du Bio, nous sommes plus économes, par l’utilisation d’aliments de saison et peu transformés.

 

Le programme de formation : L'Intelligence Alimentaire

 

Le revers !

Vu comme ça, malgré les contraintes, le Bio semble formidable.

Mais qu’en est-il de ces mêmes tomates bio, que vous retrouvez en plein mois de décembre dans votre supermarché favori ? N’y a-t-il pas un revers de médaille, lorsque ces tomates, bien calibrées, bien odorantes aussi, se retrouvent sur les étals en plein hiver dans sa barquette en plastique design et son beau label Bio ? Qu’y-a-t-il derrière cette étiquette Bio de votre hypermarché ? Le bio semble un nouvel eldorado pour les industriels.

En y regardant de plus près, on se rend compte rapidement que, c’est bio, certes, mais ça n’en a que le nom. Ces belles tomates ont été produites hors de nos frontières, hors saison, en surproduction et en surexploitant les employés. Mais elles sont Bio. Elles ont été produites en réduisant à leur plus simple expression les textes de loi régissant le Bio, juste dans la limite de l’acceptable.

En effet, les industriels n’ont aucune obligation de réduire l’empreinte carbone lorsqu’ils produisent. Donc les serres peuvent être chauffées en hiver, les camions peuvent rouler également toute l’année.

Mais cela va plus loin. En effet, pour des « raisons marketing », des dérogations peuvent être accordées (article 22 du règlement CE n°834/2007, relatif à la production biologique et à l’étiquetage biologique). Je cite :

lorsqu’il est nécessaire d’utiliser les additifs alimentaires (…), ou les additifs pour l’alimentation animale (…), et que ces substances ne sont pas disponibles sur le marché autrement que produites par des OGM.

En clair:

comme les semences non brevetées par les compagnies semencières (ex Monsanto) sont interdites à la vente, les industriels utilisent des graines hybrides F1, qui ne sont rien d’autre que des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) pour assurer une production et une régularité maximale.

Autre exemple qui vous parlera encore plus : le jambon. Ces belles tranches de jambon bio, toutes roses.

Encore pour des « raisons marketing », les porcs qui sont élevés avec la réglementation bio, sont transformés sur le même mode que la fabrication conventionnelle. La filière autorise l’utilisation  d’un conservateur qui fixe la couleur, le Nitrite de sodium ou E250. Conservateur qui est notamment interdit depuis de nombreuses années aux USA, car il serait allergène et cancérigène.

On assiste, inexorablement, à une orientation de notre consommation par les industriels. Ceux-ci, en vue de gagner des parts de marché, ne reculent devant aucun sacrifice pour afficher des prix défiants toute concurrence. Mais c’est mathématique, il est impossible de produire du bio « low-cost », en respectant toute la chaîne, de la production, à la consommation en passant par la transformation.

 

Découvrez cette recette maison, et régalez-vous !

 

 

A nous de choisir

Manger bio est avant tout un choix que vous devez faire. C’est un art de consommer et de vivre. Un art qui consiste à prendre soin de son alimentation en consommant des aliments sains. Mais pas seulement, c’est aussi un respect du cycle naturel de la vie et de la nature humaine.

Je ne prône pas telle ou telle alimentation, mais plutôt une prise de conscience de votre façon de consommer.

Pensez-vous qu’un régime particulier puisse convenir à tout le monde. Non, car nous sommes unique. Je crois par contre, que nous devons être cohérent avec nous-même, nos valeurs et nos besoins.

Appliquez quelques règles fondamentales pour le choix de votre alimentation, vous permettront de vous maintenir en meilleure santé.

  • Assurez-vous que votre aliment Bio soit le plus local possible.
  • Achetez les produits frais de préférence sur votre marché.
  • Mangez des produits de saison.

Ces quelques principes, faciles à mettre en place, constituent une bonne base pour retrouver une alimentation équilibrée. Ils sont les fondements du respect de soi, et de l’aliment, notre carburant.

Si vous connaissez une personne chère à votre cœur à qui cet article pourrait convenir, sentez-vous bien inspiré,  vous ne pourrez lui faire plus beau cadeau que de lui partager cette page.

Egalement, si vous avez des commentaires ou des suggestions à formuler, ne vous en privez pas, je me ferai un plaisir d’y répondre.

Prenez soin de vous, et participons, ensemble, à rendre ce monde meilleur.