06.21.64.27.53 contact@olivierobin.com

Comment devenir le garagiste de ses intestins ?

Depuis quelques générations, nous vivons une intoxication généralisée de nos organismes. 80% des états de mauvaise santé pourraient être évités, seulement en considérant l’importance de la fonction intestinale et en normalisant celle-ci. Trois raisons à cela. L’augmentation des polluants omniprésents au quotidien, comme les métaux lourds dans l’eau, l’air et les aliments que nous ingérons. L’excès de stress négatif au détriment de stress bénéfique et d’activité physique réparatrice. Une nourriture de plus en plus polluée et mal supportée par nos intestins. L’être humain a perdu une partie de son essence même : prendre le temps d’écouter son corps. Tout ce qui se mange ne se digère pas automatiquement. Et ce qui ne se digère pas, ne reste pas neutre dans le système digestif. Et le corps ne reste pas inactif. Bien au contraire, il ne cesse au fil du temps d’envoyer des signaux de détresse. Mais pris dans le tourbillon du stress de la vie,  êtes-vous capable de déceler le moindre problème? Et quand votre humeur fluctue, quand vous êtes sujet aux insomnies et autres maux de tête ? Vous vous êtes habitué à avoir cette mauvaise haleine le matin, ces ballonnements, flatulences et douleurs abdominales à longueur de journée. Mais ces diarrhées et constipations permanentes vont peut-être vous faire vous poser les bonnes questions !

Hippocrate disait, il y a 2500 ans :

« Vous ne pouvez être en bonne santé que si votre système intestinal fonctionne bien. »intestins

La nourriture que vous ingérez, quelle qu’elle soit, va transiter par votre système intestinal. Un circuit qui n’est pas imperméable, puisqu’il est voué à transformer les aliments pour en extraire les nutriments qui vont alimenter l’ensemble de notre organisme. Alors quand vous ingérez des aliments malsains et en quantité importante, il se produit des fermentations putrides dans les intestins. Des toxines en grosses quantités, vont pénétrer dans votre sang, puis dans le reste de votre organisme et provoquer des dégâts considérables. Ces fermentations vont créer des gaz, qui vont se retrouver dans tout votre organisme. La preuve est qu’une mauvaise digestion, entraînant de mauvaises odeurs dans l’intestin, provoque souvent une mauvaise haleine, simplement parce que ces gaz malodorants vont passer dans votre sang pour se retrouver dans vos poumons.

Quand cet état se prolonge ?

La muqueuse intestinale (paroi des intestins) s’enflamme et s’irrite. S’ensuit une déformation de la muqueuse, qui va créer des hernies dans lesquelles des résidus alimentaires vont se stocker. Ces amalgames de nourriture vont « pourrir », distendre les tissus de la muqueuse, créant la porosité de celle-ci. C’est alors que la muqueuse n’est plus capable de jouer son rôle de filtre. Les agents pathogènes, les toxines et les grosses molécules alimentaires vont pouvoir s’introduire aisément dans le sang. Pour contrer et contrôler ces intrus, l’organisme déclenche des anticorps en masse. En parallèle le foie est très vite débordé par l’abondance de toxines. Il est de moins en moins capable de faire le tri et laissera passer un grand nombre de déchets dans le sang. C’est donc un sang intoxiqué qui viendra nourrir les différents tissus. Les organes se concentrent alors en éléments toxiniques. Un intestin malpropre, c’est le risque d’avoir un système immunitaire déficient. Vous souffrez alors d’une vulnérabilité plus grande aux maladies infectieuses et inflammatoires touchant les sphères digestives, respiratoires, urogénitales… Les conséquences sont de gravité variable : De simples troubles de la digestion jusqu’à la rupture complète des barrières de défense de l’organisme. En particulier, vous pouvez souffrir de constipation rebelle, de ballonnements, de diarrhées, d’inflammations diverses, d’altération de la peau, d’instabilité d’humeur ou de maladies plus graves, comme une colopathie fonctionnelle, une diarrhée sanglante ou un cancer du côlon. Cela montre qu’une flore intestinale équilibrée joue un rôle essentiel pour votre santé et votre résistance aux maladies. Tout doit être fait pour maintenir cette flore dans un bon état microbiologique.

Le programme de formation : L'Intelligence Alimentaire

Rétablir l’équilibre.

Pour rétablir l’équilibre, le simple fait de supprimer de votre alimentation les aliments que vous ne tolérez pas, vous aidera grandement.intestins Et pour vous aiguiller, sachez que les intolérances alimentaires les plus courantes concernent les céréales raffinées (le blé riche en gluten) et les produits laitiers. Alors pour une première étape, tentez de les supprimer pendant trois à quatre semaines, et voyez le résultat.

Un geste simple également consiste à restaurer la muqueuse des intestins en douceur (celle que vous avez malmenée  pendant des années !). Une alimentation équilibrée assure la présence en nombre suffisant de bactéries bénéfiques dans le tractus digestif, tout en leur offrant un terrain propice à leur survie et à leur prolifération.

  • Mangez des aliments anti-inflammatoires comme les poissons gras riches en oméga-3
  • Consommer chaque jour des légumes cuits qui ne vont pas agresser vos parois intestinales.
  • Ajoutez des légumes crus, lorsque votre transit sera redevenu normal. De préférence en début de repas, car ils aident le système immunitaire à jouer efficacement son rôle face aux mauvaises molécules.
  • Mangez au moins un fruit par jour et en dehors des repas pour les assimiler correctement et éviter l’acidose.
  • Concernant le pain et les féculents, seuls ceux à base de graines complètes sont à mettre au menu. Au maximum un repas par jour avec des féculents.
  • Retirez sans condition le sucre raffiné de votre alimentation. Préférez le miel pour sucrer au besoin.

Un peu d’aide supplémentaire ?

Il sera enfin nécessaire, dans la plupart des cas, de réensemencer sa flore intestinale avec de bons probiotiques. (bactéries et levures utiles à la digestion et au bon fonctionnement de l’organisme, des vitamines et des minéraux assimilables, et les protéines complètes)

Fort de cela,  je vous propose de mettre des aliments probiotiques et prébiotiques (fibres utiles au développement et à la survie des probiotiques) à votre menu.

  • Pour les aliments probiotiques : aliments fermentés et consommés crus comme la choucroute, les jus de légumes lacto-fermentés, yaourts, kéfir, soupe miso.
  • Pour les aliments prébiotiques : aliments sources de fibres qui arrivent au côlon sans être détruites en cours de digestion parmi lesquelles on compte les légumineuses, le blé, l’orge, le seigle, la chicorée, les asperges, l’ail, les artichauts, les oignons, les bananes.

Il ne tient qu’à vous d’entretenir ce jardin, de le réensemencer régulièrement, d’éliminer les mauvaises herbes, de lui apporter de l’engrais… ou alors de le laisser à l’abandon aux risques de graves complications.

Prenez soin de vous.

Olivier